Promenades de lignes

Par une belle journée de mai, mes pieds m’ont portée à travers les lignes du paysage

Usine, quartier Rosemont

16 verticales, 20 horizontales, 4 obliques

Route verte, Rosemont

5 pleines, 5 fines, 1 point de fuite

Trottoir montréalais

1 empreinte naturelle en croise 1 artificielle

Stationnement abandonné

Plusieurs courbes dansent, se transforment et rénovent un plat linéaire

Forêt et marécage urbain

Lire la lumière entre les lignes , contempler les lignes, trouver la sienne

Vestige d'un poteau électrique

Suivre une ligne – en ligne avec

Montage et photo Huguette Vézina

l’absence de lignes.

Laissez votre regard se
libérer des lignes du quotidien

Et votre esprit se poser ailleurs.

Merci à Huguette pour sa photo « Envolée de papiers’

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Mariages 1966 – Confidences 1967 – Interprétations 1968

Amanda, Frances et Theresa, 1966

Amanda, Frances,  Theresa, 1966

The Perfect Wedding Dess – The Prettiest Look 

Foolproof Ways to Make your Wedding a Complete Success 

Your First Home : What to Buy and Why 

How to Ensure and Ideal Marriage (1)

Amanda, New York

Bride’s Magazine Dec 1966 / Jan 1967, p5

For the beautiful girl who dream of being married in Italian satin and duchess lace. The gown is in white or ivory. 595$ Veil, $900. Bergdorf Goodman, From our Bridal Salon, Floor Four.

1966 – Voyage de noce : The Bahamas, Oceanus Hotel

1967 – « Mon mari se croit viril…Il est fort surpris de mon insatisfaction dans la vie sexuelle… »

1968 – « Ce mari souffre de répression émotionnelle, mais il en est inconscient…il est important pour le mari de briser la barrière qui l’empêche d’exprimer ses émotions. Savoir donner beaucoup d’amour, c’est le secret de l’amour véritabe ». Lionel Gendron, m.d.

Frances,  Boston

Bride's Magazine, Dec 1966 / Jan 1967, p.4

Bride’s Magazine, Dec 1966 / Jan 1967, p.4

“A picture of romance as she walks down the ailse”. Alencon lace, organza, tiny crystals and pearls… To complete the picture, a long mantilla train. Best & Co, Bridal Salon, Thrid Floor.

1966 – Voyage de noce : Hawaii, Mauna Key Beach Hotel

1967 – « Mon mari n’était plus le même dès de début de ma grossesse. Il s’est éloigné et était même indifférent. Il n’est pas venu à l’hôpital au moment de l’accouchement de notre premier enfant. »

1968 – « la frustration sexuelle durant la grossesse semble être la raison expliquant le désintéressement du mari vis-à-vis ses responsabilités comme futur père ». Lionel Gendron, m.d.

Theresa, Washington D.C.

Bride's Magazine Dec 1966 / Jan 1967, p.80 C

Bride’s Magazine Dec 1966 / Jan 1967, p.80 C

Once-in-a-lifetime gown. Exquisite imported English net, applied with lace. Attached train, graceful lantern sleeves. Baltman & Co, Third Floor, Bridal Salon.

1966 – Voyage de noces  : Pays-Bas

1967 – « Docteur, je ne sais pas ce qui lui prend, depuis quelque temps il s’intéresse beaucoup aux nudités des magazines ».

1968 – «En général, les maris satisfaits dans leur relations sexuelles conjugales se plaisent à feuilleter ces magazines sans se troubler…Ils agissent normalement. Même s’ils sont légèrement excités…ils ne bouleversent pas leur union conjugale pour cela. Ils savent bien que le charme que le charme de la femme ne réside pas seulement dans la beauté de ses seins…mais dans toute sa personnalité.» Lionel Gendron m.d.

(1) Inspiré de Bride’s magazine. New York, Condé Nast Publications. Quarterly, 1934-autumn 1965; bimonthly, Aug. 1965-<June 1970>.Titre varie: autumn 1934-winter 1935, So you’re going to be married. L’Homme et l’art érotique / Lionel Gendron. Montréal, Éditions de l’Homme, 1968.

Le parc des heures perdues

Type | Parc urbain

Domaine | Architecture paysagère planifiée

Caractéristiques : Protection contre les vents; Isolement dans la nature; Ouverture sur le paysage.

J’ai baptisé ce lieu Parc des heures perdues parce qu’il accueille les esprits troublés. Dans ce parc mystérieux et bucolique, les arbres ont un rôle thérapeutique. Ils ont calmé des âmes aux prises avec un moment de folie, ont absorbé des histoires de tristesse, ont redonné espoir.

Vous êtes virtuellement conviés,

À visiter l’Allée du temps suspendu

Parc de l'institut Albert-Prévost, Montréal

À emprunter le chemin oublié qui conduit vers la lumière

Allée de lumière, Institut Albert-Prévost, Montréal

À rencontrer l’érable centenaire dont la cicatrice est devenue écrin

Érable, parc de l'Institut Albert-Prévost, Montréal

À déchiffrer un graffiti qui raconte une histoire d’amour

Graffiti_Art brut

Artiste inconnu, ca. 2000

Condamner la lumière de mai

Fenêtre murée d'un hangard, Montréal

À la fin des années 1980, des fenêtres du bâtiment où je travaille ont été murées. La société qui occupait l’espace y imprimait des billets de loterie. Depuis, la nouvelle vocation de l’édifice réaffirme ce choix de masquer certaines ouvertures.

Un bâtiment aux fenêtres murées interpelle l’œil. Il cherche un indice pour comprendre ce qui a mené à la condamnation des ouvertures. Alors que l’intervention est souvent invisible de l’intérieur, la façade révèle le plein qui crée le vide, la coupure qui engendre le manque, la rupture qui marque l’absence.

De lumière, de mouvement, de liberté et de vie.

Porte murée, Montréal

Bonjour,
J’ai acheté une maison avec une cour intérieure. Les ouvertures ont été murées afin de préserver l’intimité.

§

Bonjour,
La fenêtre de la salle de bain a été murée. Cela entraîne une perte de jouissance de la lumière naturelle et des frais supplémentaires en éclairage et ventilation.

§

Bonjour,
Les fenêtres ont été murées sur tous les paliers de mon immeuble. Une odeur de renfermée se fait sentir.

§

Bonjour,
De 1798 à 1926, la France taxait le propriétaire en fonction du nombre de portes et de fenêtres. Il s’agissait d’une pratique inspirée des Romains.

3 fenêtres murées, Montréal

Bonjour,
Des restaurations seront menées sur la façade de l’entrepôt frigorifique pour rouvrir les fenêtres murées.

§

Bonjour,
Au collège Villers les fenêtres partiellement murées des façades latérales ont été dégagées.

§

Bonjour,
Les amis du château de Chalus projettent la réouverture de différentes ouvertures murées.

Et redonner au bâtiment son aspect d’origine.

Snapshot Rosemont : bornes vintages

3 Bornes McAvity rue Holt, Montréal, Qc

Lieu : rue Holt, Quartier Rosemont, Montréal

Type de paysage : urbain et industriel

Date : années 1940-1960

Voici de curieux poteaux de fonte rouillés, alignés tels des gendarmes. Je passe devant chaque jour sans vraiment les voir. On dirait de vieux télescopes.

À quoi servent-ils? Ce sont peut-être d’anciennes bouches aérations d’un passage ou d’un bunker souterrain. Ou bien un dispositif de sécurité aujourd’hui désuet? Il y aurait eu une caméra cachée dans l’œil du cyclope?

Les poteaux sont « signés » et datés : McAvity, 1954, 1968, 1946 (de gauche à droite).

T. McAvity & Sons Ltd : compagnie de St-John, Nouveau-Brunswick fondée en 1834. Fabriquant de valves pour locomotives, usines de pâtes et papier et pour systèmes d’eau municipaux.

J’en conclus que ce sont des bornes d’incendie spéciales.

Vous vous demandez ce qu’il y a derrière la fente de type burka? Coulé dans l’étain, on peut lire le mot « OPEN ». Ces bornes seraient donc encore en fonction.

Borne d’incendie, Borne-Fontaine, Poteau d’incendie, Hydrante, Borne Hydrante, Hydrant