Bien à vous !

Je vous souhaite

pour la Nouvelle Année

un pinceau

dans votre porte-crayon

Voeux Nouvel An 2013

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Un piano pour Olmsted

Sur le toit de Montréal

Sur le toit de Montréal

Sur le toit de Montréal
À la tombée des reflets
Un piano attend
Il offre au passant
De faire neiger des mélodies
Chanter les ambiances
Charmer le visiteur

Celui qui écoute la musique
Embaumer le belvédère
Entend les influences françaises
Anglaises, américaines et amérindiennes
Se mêler aux arts, aux crafts et au pittoresque

Et lorsque quelques notes perdues
Fondent sur les glaces du Kondiaronk
Se dépose alors aux pieds du flâneur des bois
L’âme d’un peuple
Souverain de sa montagne

Quelques jours avant Noël après être allés patiner sur le Lac aux Castor, nous avons marché jusqu’au chalet du Mont-Royal pour admirer l’intérieur de style Arts & Craft. Nous y avons été accueillis par la musique. Un piano invite chacun à jouer spontanément et à emplir le hall de ses airs préférés.

PIaniste inconnu dans le chalet de Mont-Royal

PIaniste inconnu dans le chalet de Mont-Royal

© Isabelle Crépeau, 2013

 

Église St-Patrick, Montréal, détail, intérieur

Église St-Patrick, Montréal, détail, intérieur

Interrompre le courant-jet, se couper de l’urbain
Bifurquer d’une trajectoire pour contrevenir au quotidien
Traverser des rideaux en vers de pierre
Pénétrer l’espace-temps des siècles et des continents
Pour découvrir un hymne de beauté sculpté en bois de paix
Taillé d’infinis silences et de ciselures de recueillement

De clefs de voûtes en concerts d’ogives, des bulles
Aux notes de forgeron, de maçon, d’artiste et d’architecte
Flottent doucement

En attendant
Que le passant capte
Dans un moment blanc
Ce legs de sagesse où dort l’or de sa Nation

Un lundi de novembre échappant au brouhaha d’un congrès durant l’heure du lunch, je suis passée devant l’église St-Patrick sur le boulevard René-Lévesque à Montréal. Je n’y étais jamais entrée auparavant.

De style néo-gothique cette église fut construite en 1847. J’ai été émerveillée par sa beauté et par la sérénité de ses lieux feutrés. Il m’est alors apparu que nos ancêtres nous avaient légué quelque chose de précieux : des lieux où se couper, ne serait-ce quelques minutes, de la frénésie du monde pour revenir à l’essence de soi-même.

Car la paix et la sérénité n’appartiennent à aucune religion

© Isabelle Crépeau, 2013