Ut majeur

 

nénuphares

Sur les tourbières de labeur
Le chantier des saisons effleure
Les harmonies en demi-ton
Les feuillages d’écueils de bourgeons
Les friches d’herbes fanées de fleurs
Et les paysages en torpeur

L’été se couvre de fraîcheur



© Isabelle Crépeau, 2014
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Sillons d’automne

Well2007 027

Marginal Way, par un jour de pluie – Ogunquit, Maine (USA)

Il pleut sur ton café des sillons d’automnes
Arabesques de taches aux lignes filiformes
Qui s’estompent en bouffées de fumées déjantées
Comme des colliers de plumages zébrées

En ce matin de soleil brisé
Je marche sur les quais de boucaniers
Cherchant l‘aventure à pied levé
L’appel du large pour dessiner
Les rythmes et les fugues de mes pensées

Et d’un coup de crayon aux noirs d’ivoire
Naissent des segments de courbes en entonnoir
Une confluence de graphies d’illusions
Une réflexion sur l’art de peindre l’émotion

Comme ces mélodies de rêveries intérieures
Ces livres non écrits d’alchimies du cœur
Et ces polyphonies de mélancolie
Aux fines gouttelettes en fleurs de poésie
Elles sont les propylées des vers de la vie

© Isabelle Crépeau, 2014

Déclin de fin

À Pauline, ma mère qui aurait fêté ses 82 ans aujourd’hui, 3 septembre 2014.

 

Sables-D'Olonne

Quand le soleil descend sur les heures marines

Que le bleu des montagnes détourne les Hespérides

Tombent sur les Sables-d’Olonne et les plages de mer

Des imaginaires balnéaires aux pastels insulaires

 

Naît alors sur les cimes un vide de plaisance

Fait de chants de criquets roucoulants la dormance

Des croissants de lumière ayant pour frontière

Un trait d’horizon comme unique repère

 

Et l’été s’amenuise comme une peau d’eau claire

Égouttant ses saveurs sur les océans d’air,

Les courants de terre et les fuseaux horaires

Vers les pays lointains d’un autre hémisphère

 

© Isabelle Crépeau, 2014