À l’ouest

À l'ouest1

Terre de vent

Magnétique

Émergeant de l’infini

Burine mes escales

 

Poussé dans les feuillages

Le rideau caresse à main levée

Comme un feu de broussaille

Le clair-obscur

De tes yeux plus grands que le ciel

 

Côté sable, jambes nues

Dans la marée montante

Je lave la mer

Reviviscence saline

 

© Isabelle Crépeau, 2018

 

 

 

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Papillonaire

papillonaire

L’invite à l’eau                       les jours s’allongent

je suis vasque                   dans les diamants           fuyants

clapotis              de voix

arrosent l’heure de la sieste

 

© Isabelle Crépeau, 2015

Déclin de fin

À Pauline, ma mère qui aurait fêté ses 82 ans aujourd’hui, 3 septembre 2014.

 

Sables-D'Olonne

Quand le soleil descend sur les heures marines

Que le bleu des montagnes détourne les Hespérides

Tombent sur les Sables-d’Olonne et les plages de mer

Des imaginaires balnéaires aux pastels insulaires

 

Naît alors sur les cimes un vide de plaisance

Fait de chants de criquets roucoulants la dormance

Des croissants de lumière ayant pour frontière

Un trait d’horizon comme unique repère

 

Et l’été s’amenuise comme une peau d’eau claire

Égouttant ses saveurs sur les océans d’air,

Les courants de terre et les fuseaux horaires

Vers les pays lointains d’un autre hémisphère

 

© Isabelle Crépeau, 2014

Je vous emmène à la mer

Wells Beach, Maine USA

Côté est, côté Atlantique, côté du soleil levant.

Sur le trottoir de bois entre les églantiers et les pins, nous allons au jardin des parfums d’eau, de varech, de lumière et d’azur. Je vous emmène à la plage, celle qui s’étend à perte de vue, celle qui nous attend chaque été, là où les vagues dessinent des reliefs éphémères.

Marée basse, marée haute.

Wells Beach, Maine, Marée basse

Je vous emmène courir dans les vagues, dans le sel et les embruns, là où les courants marins massent tandis que nous nageons vers le soleil.

Marée haute, marée basse.

Wells Beach, Maine

Je vous emmène vous chauffer dans les dunes, au milieu des blés de mer, là où la chaleur enveloppe, caresse et endors. Il n’y a personne. Que le son des vagues qui s’échouent pour mieux repartir. Que la brise de sable qui berce.

Coquillages et fleurs de mer. Peau hâlée et corps libre. Fermez les yeux.

Souvenir d’été.

L’empreinte du coquillage au solstice

Brachiopode, parc Belmont, Montréal

Brachiopode, parc Belmont, Montréal

Snapshot 2013 – Au coin de ma rue il y a un parc, une rivière et des couchers de soleil.

Snapshot 300 millions d’années avant – Il n’y avait pas de coin ni de rue. Il y avait des couchers de soleil, la mer et des coquillages.

Pendant que les paysages se superposent, la nature écrit un livre d’artiste millénaire.

L’histoire commence avant les dinosaures, à l’ère du Paléozoïque. Il y a si longtemps et si loin, les brachiopodes abondaient. Lors de l’extinction de masse du Permien la nature en a scellé quelques uns.

C’est pour cette raison qu’au coin de ma rue, incrusté dans des roches sédimentaires, il y a une empreinte de coquillage.

Au solstice, elle devient bleutée.

Sites fossilifères de Montréal facilement accessibles